DIG / Actuellement porté par le manganèse (6% du PIB), le secteur minier doit quadrupler sa contribution pour atteindre 25% du PIB d’ici 2030.
Pour réussir ce pari , le gouvernement restructure ses priorités et opère une mutation radicale de la Société Équatoriale des Mines (SEM).
Sous la houlette du nouveau ministre Sosthène Nguema Nguema, la feuille de route est claire :
-Transformation locale du Manganèse : L’objectif est l’interdiction de l’exportation de minerai brut dès 2029, favorisant ainsi la production nationale de silicomanganèse à forte valeur ajoutée.
-L’essor du Fer : Le Gabon accélère sur les gisements de classe mondiale de Belinga et Baniaka, un développement indissociable de la modernisation massive du chemin de fer trans-gabonais.
-La structuration de l’Or : Priorité est donnée à la formalisation de l’artisanat minier (Koumba, Etéke, Minkébé) pour garantir la traçabilité et imposer des normes internationales de raffinage.
La SEM : De « dormant » à « agressif »
L’outil principal de cette ambition est la Société Équatoriale des Mines (SEM). Pour la période 2026–2030, la société publique abandonne son rôle historique d’actionnaire passif pour devenir un « opérateur industriel agressif ».
L’ambition est chiffrée : devenir une société minière africaine de référence et générer 1 milliard USD de revenus d’ici 2030.
L’Or et le raffinage en fer de lance
Pour atteindre ce milliard de dollars, la SEM misera sur l’extraction industrielle de l’or (notamment à Minkié et Mitzic) et sur le raffinage local via la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO) située à Nkok (capacité de 10 tonnes/an).
En parallèle, la SEM assurera la supervision technique des grands projets comme Belinga et intensifiera l’acquisition de données géologiques pour mieux vendre le potentiel du sous-sol gabonais aux investisseurs.



