DIG / Dans un climat social délétère, près de 300 salariés de la société Newrest Gabon, à Port-Gentil, se disent aujourd’hui « abandonnés », pointant du doigt une direction locale devenue totalement injoignable alors que les tensions internes s’accumulent.
Selon plusieurs témoignages, les employés de la capitale économique font face à un vide managérial sans précédent.
Alors que des points de discorde majeurs subsistent, les représentants du personnel affirment ne plus trouver d’interlocuteurs au sein de la direction de Port-Gentil pour engager le dialogue.
Cette situation de « siège vide » laisse les travailleurs dans une incertitude totale quant à l’avenir de leurs emplois et de leurs droits.
Un climat social explosif
Le mécontentement des salariés ne date pas d’hier, mais il a franchi un nouveau palier. Les griefs portent notamment sur :
-Les conditions de travail : Jugées précaires et inadaptées aux standards du secteur pétrolier et de la restauration collective.
-Le manque de dialogue : L’impossibilité de discuter des primes, des salaires ou de l’organisation du travail avec des responsables locaux.
-Le sentiment d’abandon : Les 300 employés se sentent livrés à eux-mêmes, sans capitaine pour tenir la barre de l’entreprise dans cette zone stratégique.
Vers une paralysie des activités ?
Face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de la part de leur hiérarchie, les salariés n’excluent plus de durcir le ton.
Le risque d’un arrêt de travail plane sur l’entreprise, ce qui pourrait perturber gravement les services de restauration sur les sites pétroliers et parapétroliers que Newrest dessert à Port-Gentil.
L’inspection du travail et les autorités locales sont désormais interpellées pour ramener la direction à la table des négociations et éviter que cette crise sociale ne se transforme en blocage économique majeur pour la région.
Newrest est présent au Gabon depuis 2009, où ses activités ont débuté principalement en milieu remote, pour se diversifier vers la restauration collective et le Facility Management.



