DIG / La nouvelle mercuriale des produits de grande consommation confirme une tendance que de nombreux ménages ressentent déjà au quotidien : le coût du panier alimentaire reste toujours aussi élevé.
Viandes importées, poissons, conserves, riz, produits laitiers ou encore sucre affichent des tarifs qui pèsent lourdement sur le budget des familles, dans un contexte marqué par la dépendance aux importations et la faiblesse du pouvoir d’achat.
Du côté des protéines animales, les prix demeurent particulièrement élevés. Les ailes de poulet oscillent autour de 1 700 F CFA le kilo au détail, le pilon dépasse 1 400 F CFA, tandis que le maquereau et le bar importés se situent autour de 1 800 F CFA.
Même les produits considérés comme plus accessibles, comme la sardine en boîte, varient entre 310 et 385 F CFA l’unité. Ces niveaux limitent l’accès régulier à une alimentation diversifiée pour de nombreux foyers.
Les produits secs de base ne sont pas épargnés. Le riz parfumé, aliment central des repas, franchit des seuils importants selon les formats, avec des sacs atteignant plusieurs dizaines de milliers de francs en gros et des prix au kilo élevés au détail.
Les pâtes alimentaires restent relativement abordables à l’unité, mais leur coût cumulé devient significatif pour les familles nombreuses. Même constat pour la tomate concentrée, dont les petites boîtes, bien que bon marché individuellement, alourdissent la facture sur la durée.
Pression permanente
Les produits laitiers affichent également des tarifs en hausse. Le lait en poudre, le lait concentré ou les laits infantiles se vendent à des prix qui dépassent parfois 2 000 F CFA l’unité.
Pour les ménages avec enfants, ces dépenses deviennent incompressibles. À cela s’ajoutent le sucre, autour de 825 à 950 F CFA le kilo, et l’huile raffinée, proche de 1 000 à 2 000 F CFA selon le format, deux incontournables de la cuisine quotidienne.
Au final, cette mercuriale met en lumière une réalité persistante : se nourrir coûte cher. L’écart entre revenus et prix alimentaires continue d’alimenter le sentiment de vie chère.
Sans renforcement de la production locale et une meilleure régulation des circuits d’importation et de distribution, la pression sur les ménages risque de s’accentuer, faisant du panier de la ménagère un baromètre toujours plus sensible des difficultés économiques.



