Pénurie de gaz butane et de carburant : Le gouvernement sans solution ?

DIG / Depuis plusieurs jours, Libreville est confrontée à une pénurie simultanée de gaz butane et d’essence (Super), plongeant ménages et automobilistes dans une situation de plus en plus critique.

Dans la plupart des quartiers de la capitale, le constat est identique : d’interminables files d’attente s’étirent devant les stations-service, surtout en fin de journée.

Les automobilistes parcourent des kilomètres à la recherche d’une station approvisionnée, tandis que de nombreux foyers ne trouvent plus de bouteilles de gaz domestique.

Faute d’alternative, nombre de familles ont dû recourir à des modes de cuisson traditionnels — charbon ou bois — ou rationner drastiquement leur consommation de gaz.

Dans ce climat de tension, la crainte d’un marché noir spéculatif gagne du terrain, avec des signes déjà visibles de revente à des prix majorés.

Cette crise intervient dans un contexte particulièrement sensible. Elle survient alors que le gouvernement vient tout juste d’annoncer le maintien des subventions sur les produits pétroliers, initialement menacées de suppression au 1ᵉʳ janvier 2 pour préserver la paix sociale.

Raisons

Selon des sources concordantes, cette rupture d’approvisionnement s’explique par plusieurs facteurs conjugués :

-Des retards logistiques majeurs : les délais de réapprovisionnement, habituellement de 24 à 48 heures, s’étendraient désormais sur plusieurs semaines ;

Des dysfonctionnements techniques récurrents à la SOGARA, l’unique raffinerie du pays ;

 -Des retards dans l’arrivée des navires-ravitailleurs en provenance de l’étranger, essentiels pour couvrir les besoins en carburants non raffinés localement.

Pourtant producteur de pétrole, le Gabon continue de dépendre fortement des importations pour ses produits raffinés — une vulnérabilité structurelle mise en lumière, une fois de plus, par cette crise.

Alors que les autorités restent silencieuses sur les mesures d’urgence, la population attend des réponses concrètes.

Car si la pénurie se prolonge, ce ne sont pas seulement les cuisines et les voitures qui s’arrêteront — mais aussi la confiance dans la capacité de l’État à assurer les services de base.

 

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La Redaction

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