DIG / Portée par une jeunesse gabonaise résolue à moderniser le secteur primaire, la Société d’Incubation et d’Innovation Agricole du Gabon (SIIAG) s’impose comme un acteur clé de la souveraineté alimentaire.
Avec un programme composé à 86 % d’apprentissage sur le terrain, l’incubateur prépare une nouvelle génération d’exploitants agricoles. Objectif : sortir d’une agriculture de subsistance pour bâtir un modèle productif et rentable, capable de répondre aux besoins du marché national.
Un écosystème intégré et innovant
Situé dans la commune d’Akanda, le site de la SIIAG se distingue par la diversité et la complémentarité de ses activités :
-Pisciculture : Une chaîne complète allant de l’alevinage à la production de poissons de table (3 à 4 tonnes par an).
-Hydroponie : Une technique de culture hors-sol utilisant l’eau des poissons pour faire pousser des légumes.
-Cultures vivrières : Bananeraies et arboriculture (arbres greffés et marcottés).
-Élevage : Une unité dédiée à la production de poulets de chair.
-Autonomie : Une unité de fabrication d’aliments pour animaux produite localement.
Des ambitions à l’échelle nationale
Actuellement capable de produire 400 000 alevins (jeune poisson, fraîchement éclos de l’œuf, qui n’a pas encore atteint sa forme adulte), l’incubateur vise le million d’alevins d’ici 2027 pour ravitailler l’ensemble du Gabon.
La production se concentre notamment sur le poisson chat, le tilapia et la carpe.
Le récent passage du ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a marqué une étape cruciale.
En réponse aux difficultés logistiques, il a promis un accompagnement pour le dédouanement du matériel agricole importé.
De plus, grâce à l’appui de la Direction Générale de l’Agriculture (DAG), la SIIAG dispose désormais de 10 hectares à Ntoum pour passer à l’échelle supérieure.



