DIG / Dans un contexte de pression croissante sur la scène internationale, le Gabon, aux côtés de l’Éthiopie et du Zimbabwe, a récemment accepté de faciliter le retour de ses ressortissants en situation irrégulière au Royaume-Uni.
En effet, le gouvernement britannique, sous la houlette du ministère de l’Intérieur (Home Office), a fait de la lutte contre l’immigration illégale une priorité absolue.
Pour le Gabon, cet accord de réadmission ne se limite pas à une simple procédure administrative : il s’agit d’un acte diplomatique visant à préserver la fluidité des échanges avec le Royaume-Uni.
Sans cette coopération, les citoyens gabonais auraient pu faire face à des restrictions majeures dans l’obtention de visas (tourisme, études, affaires).
Les enjeux pour Libreville
Ce dossier souligne deux réalités importantes pour la diplomatie gabonaise :
-La préservation des relations bilatérales : En tant que membre du Commonwealth, le Gabon souhaite maintenir des relations cordiales avec Londres. Coopérer sur le retour des migrants permet d’éviter des mesures de rétorsion qui impacteraient l’ensemble des voyageurs gabonais.
-La gestion des retours : L’enjeu pour le pays est désormais d’organiser l’accueil et la réintégration des ressortissants concernés, tout en s’assurant que les droits et la dignité des personnes rapatriées soient respectés.
Une tendance continentale
Le Gabon n’est pas un cas isolé. Cette situation illustre une tendance où les pays occidentaux lient de plus en plus leur politique d’aide au développement et d’octroi de visas à la coopération des États africains en matière de gestion migratoire.
Pour Libreville, ce compromis est le prix à payer pour garantir une mobilité légale et sécurisée vers l’espace anglophone, tout en affirmant sa position de partenaire responsable sur l’échiquier international.



