DIG / La capitale gabonaise a abrité, le 2 avril 2026, à l’Hôtel de la Sablière, la première édition du PROCOM Forum.
Plus d’une centaine de professionnels de la communication, des médias, du marketing et du numérique ont répondu présent à ce rendez-vous inédit, organisé par le cabinet Le K avec l’appui du Ministère de la Communication et des Médias. Un signal fort pour un secteur en pleine recomposition.
Ouvrant les travaux, le ministre Germain Bihadjow a fixé le ton sans détour :
« La communication n’est pas un accessoire ; elle est la condition stratégique de la réussite des politiques publiques. »
Le membre du gouvernement a décliné trois exigences portées par la vision du chef de l’État : souveraineté informationnelle, professionnalisation et éthique en prévenant :
« Nous n’avons pas le droit de laisser l’évolution technologique dépasser la sagesse des institutions. ».
Une interpellation directe aux acteurs du secteur, à l’heure où l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux redessinent profondément les métiers.
Outil indispensable
La fondatrice des PROCOM, Manying Garandeau, a posé, quant à elle, la philosophie de l’événement : « La communication ne peut plus être appréhendée comme un simple outil de visibilité. Elle joue aujourd’hui un rôle déterminant dans la compréhension des transformations et dans la capacité des organisations à les accompagner. »
Convaincue que la communication « ne rend pas seulement le changement possible, elle le rend possible », elle a voulu faire des PROCOM non pas un colloque de plus, mais un catalyseur concret pour ceux qui façonnent les récits et les stratégies qui influenceront le futur du Gabon et de l’Afrique.
Par ailleurs, les échanges se sont articulés autour de quatre panels réunissant chacun quatre à cinq intervenants issus des différents secteurs de la communication et du marketing, abordant notamment la transformation des médias, la souveraineté informationnelle, l’impact du digital et de l’intelligence artificielle, ainsi que les questions de régulation, d’éthique et de professionnalisation.
Offensive
Le ministre Bihadjow a interpellé l’assistance sur l’enjeu central : « Voulons-nous subir la transformation du paysage de la communication, ou voulons-nous la conduire ? »
Une question restée en suspens tout au long des débats, mais qui a manifestement structuré la réflexion collective.
La journée s’est clôturée par une cérémonie de remise de Trophées, couronnant les acteurs et initiatives qui illustrent l’excellence dans le secteur.
Au-delà de cette édition inaugurale, les PROCOM affichent une ambition régionale assumée : s’imposer comme rendez-vous annuel de référence et positionner le Gabon comme hub de la communication stratégique en Afrique centrale.



