DIG / Le gouvernement gabonais s’oriente résolument vers l’autonomie alimentaire dans le secteur avicole, avec l’interdiction prévue des importations de poulets de chair à partir de janvier 2027.
Une politique qui s’appuie sur un double levier : le renforcement des fermes locales et l’attraction d’investisseurs stratégiques.
Selon Lubin Ntoutoume, ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, le gouvernement est fin prêt pour cette échéance.
« Nous avons déjà noué des partenariats afin de régler la question de l’interdiction des poulets de chair à l’horizon janvier 2027. Et nous l’avons fait : nous avons des engagements de deux sociétés », a t-il indiqué sur les antennes de Gabon24.
Cette déclaration confirme la volonté du gouvernement de substituer progressivement les importations par une production nationale structurée.
Près de 400 fermes à Libreville et à l’intérieur du pays
L’État dispose déjà d’une base solide à exploiter.
« Il existe déjà des fermes à l’intérieur du pays, et même à Libreville. On en dénombre un peu plus de 373 structurées.
Cet inventaire a été réalisé par le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage », a précisé le ministre sur Gabon.
Ce chiffre témoigne d’un secteur en pleine expansion, qui nécessite cependant un renforcement pour répondre aux besoins nationaux.
L’objectif est clair : réduire la dépendance aux importations tout en sécurisant l’approvisionnement des ménages.
« Nous amenons des investisseurs qui affirment : nous allons produire du poulet de chair, peut-être pas 90 000 ni 60 000 tonnes au cours des 3, 4 ou 5 premiers mois, mais des quantités suffisantes pour nourrir les Gabonais », a expliqué Lubin Ntoutoume.
Cette transition s’inscrit dans une stratégie plus large de développement agricole et de sécurisation alimentaire, avec un calendrier précis pour éviter tout choc sur le marché.
Le gouvernement prépare ainsi activement le secteur pour que l’interdiction des importations ne se traduise pas par une pénurie, mais par une opportunité de renforcement de l’agriculture locale.



