DIG / La Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS) a officialisé l’opérationnalisation du « Fonds 4 », étendant enfin la couverture maladie aux travailleurs indépendants et aux assurés volontaires.
Jusqu’à présent, le système de protection sociale gabonais reposait sur trois piliers : les fonctionnaires, les salariés du privé et les Gabonais économiquement faibles (GEF). Une large partie de la force vive de la nation — commerçants, artisans, agriculteurs, professions libérales et acteurs du secteur informel — restait en marge du système, sans filet de sécurité sanitaire.
La fin de la précarité sanitaire ?
Avec l’activation de ce quatrième fonds, la CNAMGS comble ce vide structurel. Concrètement, cette réforme permet à tout travailleur à son propre compte de cotiser pour bénéficier de la même prise en charge des soins (médicaments, hospitalisations, évacuations) que les salariés classiques.
Cette mesure constitue un levier majeur de lutte contre la précarité : elle garantit qu’un problème de santé ne soit plus synonyme de ruine financière pour les milliers de petits entrepreneurs qui font tourner l’économie quotidienne du pays.
Pour la CNAMGS, le défi est désormais logistique : il s’agit d’identifier, d’immatriculer et de collecter les cotisations de cette population active particulièrement mobile et hétérogène.



