DIG / Le lancement du recrutement de 1 500 récolteurs en partenariat avec Olam Palm Gabon et le Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE) marque un tournant dans la stratégie d’insertion des jeunes.
En ouvrant 1 500 postes sans exigence de diplôme pour les 18-45 ans, le gouvernement s’attaque au cœur du problème : l’employabilité de la jeunesse rurale.
Cette initiative transforme le secteur agricole en un premier filet de sécurité formel, offrant :
-La sécurisation des revenus : un salaire mensuel garanti dans un secteur souvent informel.
-La professionnalisation : une montée en compétences techniques via la formation continue.
Le défi de la « pénibilité » vs « durabilité »
L’analyse des faits révèle cependant un paradoxe : Le métier de récolteur est par essence physiquement exigeant.
Le risque majeur pour l’État et Olam réside dans le taux de rotation (turn-over).
Si les conditions de vie sur les bases-vie et les perspectives d’évolution ne sont pas à la hauteur de la pénibilité, ces contrats renouvelables pourraient vite se transformer en emplois de passage.
Pour que ce programme dépasse le stade du simple « palliatif social », il doit devenir le socle d’une classe moyenne agricole.
La réussite de cette opération ne se mesurera pas au nombre de contrats signés en 2026, mais à la capacité du pays à revaloriser durablement le statut de travailleur de la terre.



