Redevance pour la protection des données : L’AGUB s’inquiète de l’impact social de la nouvelle taxe

DIG / La mise en place d’une redevance annuelle de 1 000 FCFA au profit de l’Autorité pour la Protection des Données à Caractère Personnel et la Vie Privée fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Face aux inquiétudes des citoyens, l’Association Gabonaise des Usagers des Banques (AGUB) par l’entremise de son président Gildas NDZENGUE MBOMBA est montée au créneau pour clarifier la situation.

Le 5 février 2026, l’AGUB a été reçue par les responsables de l’Autorité. Cette rencontre a permis de lever le voile sur plusieurs points essentiels :

-Le cadre légal justifiant cette nouvelle taxe.

-L’importance stratégique de protéger les données des citoyens à l’ère du numérique.

-Le fonctionnement financier de l’institution.

Si l’association salue la transparence de cet échange, elle déplore fermement avoir été mise devant le fait accompli.

Selon le communiqué officiel du 12 février 2026, l’AGUB regrette de ne pas avoir été consultée en amont de l’adoption de la loi, privant ainsi le débat d’une analyse sociale approfondie.

La parole donnée aux usagers

Loin de se contenter de ce dialogue institutionnel, l’AGUB place le citoyen au cœur de sa démarche. Une consultation publique a été lancée sur ses plateformes numériques.

L’objectif est de recueillir les avis des usagers pour transmettre une analyse fidèle de l’impact social de cette mesure aux autorités compétentes.

« Une implication en amont aurait permis d’enrichir le débat et de prendre en compte certaines préoccupations sociales dès la phase d’élaboration », a souligné l’AGUB, qui appelle désormais à une communication plus pédagogique et accessible.

En réaffirmant son rôle de médiateur, l’AGUB espère que ce précédent servira de leçon pour que les futures décisions impactant directement le portefeuille des usagers fassent l’objet d’une concertation préalable et inclusive.

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La Redaction

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