Régularisation de 7000 situations administratives : L’Etat pourra t-il supporter l’impact financier mensuel ?

DIG / Acculé par la grève du collectif SOS Éducation qui paralyse l’école publique depuis la rentrée, le gouvernement a abattu sa carte maîtresse, le 14 janvier 2026,, en annonçant le déblocage de près de 7 000 situations administratives pour sauver l’année scolaire.

La réponse se veut massive, presque disproportionnée par rapport aux revendications initiales qui portaient sur l’urgence de 3 000 dossiers.

En validant 7 000 régularisations (recrutements, reclassements, avancements), l’exécutif ne cherche pas seulement à répondre aux syndicats : il tente de les submerger sous une vague de bonnes nouvelles pour couper l’herbe sous le pied des leaders les plus radicaux.

Une victoire syndicale, mais à quel prix ?

Pour les enseignants, c’est une victoire incontestable : Cette mesure vient corriger des années de gel administratif et de précarité pour des milliers d’agents « en attente ». C’est la preuve que le rapport de force instauré par SOS Éducation a payé.

Cependant, cette annonce soulève une interrogation économique cruciale. Avec une note souveraine dégradée par Fitch Ratings et des tensions de trésorerie avérées, comment l’État va-t-il financer l’impact salarial de ces 7 000 régularisations ?

La balle est dans le camp des grévistes

L’intégration de ces agents dans le fichier solde va alourdir considérablement la masse salariale de la Fonction publique.

Si les virements ne suivent pas dans les mois à venir, cette annonce risque de se transformer en boomerang politique, transformant l’espoir des enseignants en une colère encore plus vive.

Le gouvernement espère que ce geste fort suffira à faire reprendre les cours dans les prochains jours. Mais les syndicats accepteront-ils de lever le mot d’ordre sans avoir obtenu satisfaction sur l’autre volet brûlant : le paiement des arriérés de primes ?

Le bras de fer change de nature, mais il n’est pas encore terminé.

 

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La Redaction

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