DIG / En signant un protocole d’accord avec l’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS), le 27 janvier 2026 à Libreville, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) s’est dotée d’un outil de pointe pour la surveillance satellitaire des installations radioélectriques sur l’ensemble du territoire.
Ce partenariat consacre le rôle pivot de l’ARCEP dans la gestion du spectre national.
Comme l’a reconnu Aboubakar Mambimba Ndjouingui, DG de l’AGEOS, l’agence spatiale est elle-même utilisatrice de fréquences, mais c’est bien l’ARCEP qui en est le gestionnaire exclusif.
Avec cet accord, l’ARCEP ne se contente plus de gérer l’administratif : elle acquiert une capacité de contrôle physique et visuel inédite grâce aux satellites.
Une surveillance 2.0 des installations
Pour le régulateur, l’enjeu est opérationnel. Le protocole d’accord cible spécifiquement la « surveillance satellitaire des installations radioélectriques ».
Concrètement, l’ARCEP pourra s’appuyer sur l’imagerie spatiale pour vérifier le déploiement des réseaux, contrôler la conformité des pylônes et optimiser la couverture nationale, même dans les zones les plus reculées, sans avoir systématiquement à déployer des équipes sur le terrain.
L’accord prévoit une collaboration étroite et structurée. Un Comité de pilotage conjoint a été institué pour coordonner les actions.
Il se réunira au moins deux fois par an, alternativement dans les locaux de l’ARCEP et de l’AGEOS.
En s’alliant à l’expertise spatiale, l’ARCEP confirme sa volonté de moderniser ses outils de régulation pour accompagner efficacement le développement de l’écosystème numérique gabonais.



