DIG/ En huit mois, un signal fort a été envoyé au secteur du BTP et, au-delà, à l’économie gabonaise.
Le Roi des Chantiers, filiale de jeta Group, a livré ou engagé à un stade avancé plusieurs stations-service stratégiques du réseau Gab’Oil sur l’ensemble du territoire.
Un calendrier resserré sur l’exercice 2025, inédit à cette échelle, qui tranche avec les pratiques antérieures et traduit une montée en exigence dans la conduite des projets publics à fort impact économique.
Au-delà de l’infrastructure, ces stations constituent des investissements productifs destinés à sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et à réduire les disparités territoriales.
Les stations de type 2 concernent Marseille 2 à Akanda, Okondja, Makokou et Minvoul, avec des coûts compris entre 500 et 700 millions de FCFA selon les contraintes techniques et logistiques. Les stations de type 3, plus capacitaires, sont implantées notamment à Assok-Ngomo, à Oyem, pour des enveloppes évaluées entre 1,2 et 1,5 milliard de FCFA. Les stations communautaires de type 1, à vocation de proximité, sont réalisées à Nkoum Yengui et Makongonio, avec des budgets similaires à ceux des stations de type 2. Les premières inaugurations sont attendues courant mars 2026, confirmant une rupture avec les délais excessifs longtemps observés dans les projets d’investissement public.
Logistique et coûts : le défi de l’arrière-pays
À Minvoul, la station de type 2 affiche un taux d’avancement de 64 %, avec des cuves de 30 000 litres pour l’essence et le gasoil, 10 000 litres pour le pétrole et 5 000 litres pour l’huile usée. À Makongonio, la station communautaire atteint 85 % de réalisation. La station d’Okondja enregistre 87 % d’avancement, tandis que celle de Nkoum Yengui est quasiment achevée à 98 %. À Oyem, la station de type 3 d’Assok-Ngomo, dotée de cuves de 50 000 litres pour l’essence et le gasoil, est réalisée à 74 %. À Akanda, la station de Marseille 2 est déjà livrée et pleinement fonctionnelle.
Dans des zones comme Minvoul ou Makongonio, l’état dégradé des routes alourdit significativement les coûts logistiques, notamment pour l’acheminement des cuves et des équipements lourds. Ces contraintes, souvent sources de retards et de surcoûts, ont pourtant été intégrées dans l’organisation des chantiers, permettant de maintenir des cadences élevées. Un facteur clé dans la maîtrise économique des projets.
Une exécution alignée sur la nouvelle doctrine publique
Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le président Brice Clotaire Oligui NGuéma qui a placé la rapidité d’exécution, la rigueur et l’impact territorial au cœur de l’action publique.
En s’appuyant sur des entreprises nationales capables de respecter leurs engagements contractuels, l’État cherche à améliorer l’efficacité de la dépense publique.
Sous la conduite de Joseph Trésor Agano Elemba,, Le Roi des Chantiers s’affirme comme un acteur économique capable de répondre aux exigences de projets énergétiques structurants, tout en contribuant à la montée en puissance d’un tissu industriel local.
La dynamique engagée devrait se poursuivre avec de nouveaux projets annoncés à Mindoubé (5ᵉ arrondissement de Libreville), Omboué et Mbigou pour des stations de type 3, ainsi qu’à Ndendé dans la Dola et Mandji dans le département de Ndoulou. Une autre station de type 3 est également prévue à Franceville, au carrefour Saint-Hilaire.
Au-delà de leur rôle énergétique, ces stations intègrent des espaces commerciaux destinés à soutenir le petit commerce et l’emploi local. Elles constituent ainsi des pôles économiques de proximité, renforçant l’impact de l’investissement public sur la croissance locale.
En imposant un nouveau tempo, Le Roi des Chantiers contribue à modifier les standards d’exécution des projets publics au Gabon. Un enjeu central, à l’heure où la performance économique passe aussi par la capacité à livrer des infrastructures dans les délais et à coût maîtrisé.








