Réseaux sociaux : Jusqu’à 50 millions de FCFA d’amende et 10 ans de prison en cas de trouble à l’ordre publique !

DIG / Avec la promulgation de l’ordonnance n°0011/PR/2026 du 26 février 2026, le Gabon a radicalement durci le ton face aux dérives sur internet : désormais, le cadre légal ne se limite plus aux seules peines de prison.

Il frappe fort au portefeuille pour dissuader la création et la propagation de contenus illicites.

Les 3 grands risques financiers auxquels s’exposent les internautes :

-Des amendes records : La création ou la diffusion de contenus portant une atteinte grave à l’ordre public est désormais passible d’une amende colossale pouvant atteindre 50 millions de FCFA, couplée à des peines allant jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

-Partager, c’est payer (la responsabilité solidaire) : C’est la mesure la plus redoutable pour l’utilisateur lambda. Relayer un contenu diffamatoire, une fausse nouvelle ou une vidéo intime n’est plus considéré comme neutre. La personne qui partage engage sa responsabilité financière au même titre que l’auteur initial et peut être condamnée à payer la totalité des dommages et intérêts à la victime.

-Les administrateurs de groupes tenus responsables : Gérer un groupe WhatsApp, Telegram ou une page Facebook implique aujourd’hui une stricte obligation de modération. En cas d’inaction face à des publications illicites, les administrateurs s’exposent à des poursuites et à de lourdes sanctions financières en tant que complices.

La philosophie de cette nouvelle loi est de briser la chaîne de viralité en responsabilisant financièrement chaque maillon.

Sur la toile gabonaise, un simple « partage » ou un manque de modération peut désormais coûter très cher.

 

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La Redaction

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