DIG / Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a abordé, le 1er avril 2026 sur les antennes de Gabon 24, l’épineuse question des restrictions d’accès aux réseaux sociaux qui frappent actuellement le pays.
Si le gouvernement a officiellement annoncé que des mesures sont en cours pour « rétablir progressivement un accès normal », cette réouverture ne se fera pas sans conditions.
Le ministre a, en effet, précisé que ce retour s’inscrira dans un cadre « mieux encadré et plus responsable ».
La fin de l’anonymat ou un contrôle accru ?
Dans le contexte gabonais, où les réseaux sociaux (Facebook, X, WhatsApp) sont à la fois les principaux canaux d’information citoyenne et de contestation politique, cette déclaration résonne comme un avertissement.
L’expression « cadre mieux encadré » laisse présager une volonté des autorités de reprendre le contrôle de l’espace numérique.
Travaillant en coordination avec les « autorités compétentes » (probablement l’ARCEP et les forces de sécurité), le gouvernement pourrait introduire de nouveaux filtres technologiques, durcir la législation sur la cybercriminalité ou exiger une identification plus stricte des utilisateurs.
Un musèlement masqué de la liberté d’expression ?
Si la lutte contre la désinformation et les discours de haine sont l’argument officiel mis en avant pour justifier cette « responsabilité » numérique, la société civile gabonaise risque d’y voir une tentative de museler la liberté d’expression.
Le retour à la normale est donc en vue. Mais il s’agira d’une « nouvelle normalité » où la liberté de tweeter ou de partager sera observée de beaucoup plus près.



