DIG/ La Résidence Hôtelière du Phare est au bord du gouffre.
Selon plusieurs sources internes, l’établissement croulerait sous le poids de 800 millions de francs CFA de dettes accumulées.
Impôts, salaires, CNSS, SEEG, loyers et engagements bancaires composent ce passif qui étouffe la structure. À l’origine de cette déroute : la séparation, indique t-on, entre les deux copropriétaires.
Les 25 employés de l’établissement paieraient actuellement le prix fort de cette dérive.
Salaires non versés, espoir judiciaire
Deux ans de salaires impayés, soit environ 200 millions de francs CFA de créances salariales non honorées.
« Il y a évidemment un manque de volonté de la part du propriétaire de trouver une sortie de crise concernant les salaires », confie l’un d’eux sous couvert d’anonymat.
Saisi par le collectif des employés, le tribunal de Libreville peinerait à trancher. La procédure s’enliserait, au détriment de travailleurs qui, selon leurs propres termes, ne savent plus à quel saint se vouer.
Face à l’inertie judiciaire et patronale, le collectif se tourne désormais vers les autorités compétentes dans l’espoir d’un arbitrage salvateur.


