Résidents des 3 Quartiers et des 90 Logements : 46 ans d’histoire bientôt réduits au bulldozer !

DIG / Ce 16 mars 2026, face à l’arrivée imminente des bulldozers, les derniers occupants des cités historiques des 3 Quartiers et des 90 Logements, en plein cœur de Libreville, ont dû plier bagage à la hâte.

Les pelleteuses sont, en effet, entrées en action du côté de Batterie IV, sous l’œil vigilant de la Direction Générale du Patrimoine de l’État (DGPE) et des éléments de la gendarmerie nationale.

Le réveil a été brutal pour les derniers irréductibles. Après une nuit marquée par des pluies diluviennes sur la capitale gabonaise, les résidents de ces logements voués à la démolition ont été contraints de vider les lieux dès les premières lueurs du jour.

Si certains ont bénéficié d’aides au transport pour libérer les lieux plus sereinement, d’autres ont dû évacuer leurs effets personnels dans la plus grande précipitation ce matin même.

Ultimatum

L’ultimatum de la DGPE, largement diffusé sur Gabon 1ère, a finalement eu raison de leur ténacité : le délai de rigueur pour libérer les lieux avait d’ailleurs expiré depuis juin 2025.

Dans une ambiance d’urgence et de précarité (matelas usés, vieilles valises, bouteilles de gaz… ont été entassés à l’extérieur).

C’est le sauve-qui-peut général pour ces occupants, souvent qualifiés de « squatters », avant que les engins lourds ne réduisent en gravats ce qui leur servait d’abri.

La fin de 46 ans d’histoire

Cette démolition marque la fin d’une époque. Construits dans les années 1970, ces bâtiments avaient initialement été érigés pour accueillir les enseignants étrangers venus soutenir le système éducatif gabonais.

Mais le temps et l’abandon de l’État ont transformé ces résidences en véritables taudis. Rongés par l’insalubrité  ces bâtiments vétustes constituaient désormais un danger public pour ceux qui y survivaient encore.

Si l’action de la DGPE vise à assainir la zone et à écarter tout danger, cette expulsion remet inévitablement sur la table l’épineuse question du mal-logement et de la précarité urbaine à Libreville.

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La Redaction

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