Retour des sachets plastiques : Dans l’indifférence totale du ministre de l’Environnement Ntossui Allogo

DIG / Alors que le Gabon s’affiche fièrement comme le « poumon vert » de l’Afrique Centrale, un spectre noir et polluant vient ternir ce tableau : le sachet plastique non biodégradable.

L’électrochoc Mouissi : Une rigueur sans suite

En septembre 2025, durant son passage remarqué au ministère de l’Environnement, Mays Mouissi avait déclenché une véritable guerre contre la pollution plastique.

Sa méthode, alliant fermeté administrative et contrôles inopinés dans les entrepôts de gros, avait porté ses fruits.

En quelques semaines, les importateurs et les grandes surfaces avaient été contraints de s’aligner sur la loi de 2010, favorisant l’émergence de sacs en papier et de cabas réutilisables.

Cette période a prouvé une chose essentielle : l’interdiction des sachets plastiques au Gabon n’est pas une utopie, c’est une question de volonté politique et de suivi.

Le relâchement des successeurs : L’heure de l’impunité

Depuis ce coup d’éclat, le soufflé est retombé. Le départ de Mays Mouissi de ce dossier a laissé un vide que ses successeurs n’ont pas su (ou voulu) combler.

Aujourd’hui, l’absence de sanctions dissuasives et le relâchement de la surveillance aux frontières ont permis aux circuits informels de reprendre leurs droits.

Le sachet plastique, peu coûteux et pratique, a de nouveau inondé les étals des commerçants de quartier, au mépris total de la réglementation environnementale en vigueur.

Que fait Maurice Ntossui Allogo, ministre de l’Environnement ?

La question brûle sur toutes les lèvres des activistes écologiques : où est passée la Brigade de l’Environnement ?

Si des discours sur la protection des écosystèmes sont régulièrement tenus dans les instances internationales, l’action sur le terrain national semble au point mort.

L’absence de coordination avec les services de l’Économie et de la Consommation rend la loi inopérante.

Le manque de soutien aux PME locales produisant des emballages biodégradables laisse les commerçants sans alternative viable à bas prix.

Des conséquences dramatiques pour la saison des pluies

Les conséquences de cette inaction sont déjà visibles. Les caniveaux et buses de Libreville, de nouveau obstrués par des tonnes de déchets plastiques, transforment chaque averse en risque d’inondation majeure pour les populations des zones sous-intégrées.

Le combat contre le plastique ne peut pas être un simple « coup de com » éphémère.

Mays Mouissi a montré la voie en 2025, mais sans une action interministérielle pérenne et une fermeté constante du ministère de l’Environnement, le « Gabon Vert » risque de n’être plus qu’un slogan étouffé sous une montagne de polyéthylène.

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La Redaction

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