DIG / Face à un retard jugé critique sur l’axe transfrontalier Ndendé-Doussala (274 km), la Banque Africaine de Développement (BAD) a fermement imposé une restructuration profonde du planning des travaux.
Selon l’Agence Afrique, avec seulement 27 % de réalisation à l’entame du mois de mars 2026, l’institution financière tire la sonnette d’alarme sur le respect des délais contractuels.
Le verdict est tombé suite à une mission d’inspection de terrain effectuée entre le 8 et le 15 mars 2026.
Bilan contrasté
La délégation, conduite par Léandre Bassolé, Directeur Général de la BAD pour l’Afrique centrale, et accompagnée d’Yvon Fabrice Mombo, Directeur de Cabinet au ministère des Travaux Publics, a dressé un bilan sans appel :
-Taux d’exécution : Seulement 27 % de réalisation pour ce tronçon de 46 kilomètres.
-Consommation des délais : Plus de 62 % du temps contractuel s’est déjà écoulé depuis le lancement en 2024.
-Échéance finale : La date butoir du 31 décembre 2026 est désormais sous haute pression.
Une exigence de performance non négociable
Devant ce décalage flagrant, la BAD et le gouvernement gabonais ont formellement sommé l’entreprise adjudicataire de présenter une réorganisation immédiate de son plan de charge.
« Ce rythme de progression représente un risque élevé quant à l’achèvement des travaux », a prévenu Léandre Bassolé, insistant sur le fait que le respect des standards de performance est une condition sine qua non de l’accompagnement financier.
Pour les autorités gabonaises, il s’agit désormais de transformer cette pression internationale en une opportunité d’accélération, afin de livrer aux citoyens des leviers concrets de développement et de réduire la dépendance historique aux ressources extractives.



