DIG / Dans une déclaration percutante faite sur Facebook, le 7 février 2026, Jérôme Minko Mi Engohang, acteur de la société civile et membre d’ONG environnementales, est monté au créneau pour dénoncer les atteintes graves aux écosystèmes et aux populations riveraines causées par le chantier routier Ntoum–Cocobeach (83km).
Selon M. Minko Mi Engohang, l’entreprise EBOMAF, en charge des travaux, ainsi que la société JAD BETON, sont pointées du doigt pour l’obstruction et l’assèchement de plusieurs cours d’eau.
Une situation dramatique pour les habitants de la zone, pour qui ces rivières constituent l’unique source d’approvisionnement en eau potable.
Malgré des alertes répétées depuis près d’un an auprès des responsables des travaux, du Préfet et des agents des Eaux et Forêts, l’acteur civique constate avec amertume l’absence de mesures correctives.
Le modèle écologique gabonais en question
Cette situation crée un paradoxe frappant avec l’image internationale du Gabon, leader mondial de la protection des forêts et de la biodiversité. Jérôme Minko Mi Engohang soulève des interrogations cruciales :
-Une Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) a-t-elle été réellement validée ?
-Les recommandations de cette étude sont-elles appliquées sur le terrain ?
Vers une saisine officielle
Face au « non-respect manifeste des normes environnementales », l’activiste a annoncé son intention de saisir officiellement les autorités compétentes.
Son objectif est clair : obtenir la restauration immédiate des cours d’eau et garantir que les engagements internationaux du Gabon en matière de climat et d’écologie ne restent pas lettre morte sur ce chantier.
« Agir aujourd’hui, c’est préserver la vie des générations futures », conclut-il, rappelant que la protection de l’environnement est une responsabilité collective qui ne peut passer après les intérêts industriels.



