Secteur pétrolier : A quand la fin des discussions avec les syndicalistes ?

DIG / Les négociations entre syndicats du secteur pétrolier, entreprises et État gabonais s’éternisent.

Lancée après le dépôt d’un préavis de grève en décembre 2025, la commission tripartite devait boucler sa deuxième phase le 21 mars 2026. Mais ce délai n’a pas été tenu.

Les lenteurs observées au sein même de la commission soulèvent une question de fond : Jusqu’où le dialogue peut-il s’étirer avant de perdre sa crédibilité ?

Attente interminable

Le bilan d’étape présenté au vice-président du gouvernement dresse un tableau contrasté. Si la première phase cadre juridique et examen des types de contrats a été jugée globalement satisfaisante, la deuxième, relative à l’application de la loi 20 du Code des hydrocarbures, accuse un retard sensible. Deux mois de travaux, et le processus n’est toujours pas soldé.

Les syndicats ont établi une classification révélatrice : des « bons partenaires » ayant finalisé leur part, des sociétés « intermédiaires » encore en cours, et une catégorie de « moins bons partenaires » sans progression réelle.

Cette cartographie des engagements pose une question d’équité : pourquoi les mêmes règles ne s’appliquent-elles pas uniformément à toutes les compagnies opérant sur le sol gabonais ?

Entreprises récalcitrantes

Face aux blocages, les syndicats ont formellement sollicité l’intervention du gouvernement pour contraindre les entreprises récalcitrantes. Le vice-président Hermann Immongault a instruit le ministre du Pétrole et le président de la commission d’accélérer les travaux.

Le gouvernement estime le taux d’exécution entre 75 et 80 % des avancées réelles, mais un quart du chemin reste à parcourir.

La troisième phase, jugée tout aussi cruciale, ne pourra démarrer qu’une fois la précédente véritablement soldée. Dans un secteur qui demeure une colonne vertébrale de l’économie gabonaise, toute instabilité sociale comporte des risques réels pour les recettes de l’État.

La question n’est plus seulement celle du calendrier, mais celle de la volonté : faudra-t-il des mesures contraignantes pour obliger les retardataires à s’exécuter ?

 

 

 

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La Redaction

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