SEEG : 366 milliards de FCFA d’investissements consentis depuis 1997

DIG / Après des années d’incertitude comptable, la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) vient de franchir une étape cruciale vers la normalisation avec une Assemblée Générale Ordinaire (AGO) inédite, le 22 décembre 2025, ayant permis de valider cinq années de comptes d’un seul bloc, marquant la fin d’une période de flou financier et le début d’une ère de transparence.

En effet, la SEEG a officiellement approuvé ses états financiers pour les exercices 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023. Ce « rattrapage » massif permet à l’entreprise de se remettre en conformité avec les exigences de reporting financier et de gouvernance.

Pour le top management, cette validation « d’un bloc » n’est pas qu’une formalité administrative ; elle traduit une volonté de rompre avec les pratiques passées.

Ce retour à la traçabilité est essentiel pour restaurer la confiance des autorités publiques et des investisseurs.

Des chiffres clés sous le signe du redressement

Si l’approbation des comptes stabilise le cadre juridique, la SEEG fait face à des défis opérationnels et financiers de taille, illustrés par des indicateurs structurants :

-5 exercices validés : Un cycle de 60 mois de gestion désormais audité et certifié.

-366 milliards de FCFA : Le montant total des investissements consentis depuis 1997 (soit une moyenne annuelle de 23,5 milliards), soulignant l’importance du capital à préserver.

-Capacité de production : La société gère aujourd’hui une puissance installée de 452 MW pour l’électricité et une capacité de production d’eau potable de 360 000 m³ par jour.

-Le défi du rendement : Malgré ces capacités, des audits récents indiquent que seulement 40 % de l’eau produite est actuellement facturée, pointant une marge de progression immense en matière de lutte contre les pertes et la fraude.

Cette AGO ouvre une nouvelle phase axée sur la stabilisation financière. L’objectif affiché est clair : transformer cette rigueur comptable en performance opérationnelle.

Pour les usagers, cela doit se traduire par une amélioration continue de la qualité du service et une meilleure couverture du territoire.

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire