DIG/ Invité, le 9 février 2026, sur le plateau de l’émission « Le gouvernement s’exprime » sur Gabon 24, le Vice-président du gouvernement Hermann Immongault a présenté la future Centrale d’achats du Gabon (CEAG) comme l’une des réponses phares à la vie chère.
Une initiative censée soulager rapidement le portefeuille des ménages, mais qui soulève déjà des interrogations sur sa préparation réelle.
Le dispositif vise, selon lui, à cibler les produits de consommation courante.
« Nous identifions les familles de produits consommés de manière fréquentielle dans les ménages.
L’objectif, c’est d’avoir des entrepôts et des distributeurs qui pourront vendre à des prix fixés », a indiqué le VPG.
Il avance un exemple frappant : « Si aujourd’hui le kilo de riz est à 1 000 FCFA, nous pourrons le vendre à 300 francs CFA le kilo. »
Des chiffres attractifs qui promettent une baisse de près de 70 % sur certains produits de base.
Prudence
Mais l’enthousiasme se heurte à la mémoire collective, plusieurs centrales ou structures similaires, mises en place par le passé, ont échoué faute de logistique solide, d’approvisionnement régulier et de gestion efficace.
Conscient du défi, Hermann Immongault évoque une phase test : « L’objectif, c’est d’évaluer (…) apprécier si, au bout d’un moment, les résultats sont atteints ou pas. »
Une prudence qui traduit implicitement l’incertitude entourant le projet.
Car lancer un réseau national d’entrepôts et de distribution en quelques mois sans étude d’impact approfondie ni modèle économique clairement détaillé interroge.
Le risque demeure de répéter les erreurs d’hier, en annonçant avant de structurer.
Entre promesse sociale forte et précédents peu convaincants, la Centrale d’achats du Gabon devra prouver qu’elle n’est pas une nouvelle improvisation.



