DIG / Alors qu’une note de la Direction Générale des Impôts (DGI) enflamme la toile, suscitant l’indignation de nombreux internautes criant à une « nouvelle taxe », un retour aux faits s’impose. La Taxe sur les Véhicules de Luxe (TVL) n’est ni une nouveauté, ni une invention subite de la Loi de Finances 2026.
Comme le démontre l’extrait du Journal Officiel (voir tableau), la TVL est une ligne budgétaire classique (Compte PCE 714 318). Loin d’être une surcharge massive, elle est même en baisse prévisionnelle :
-LF 2025 : 86 900 236 FCFA
-LF 2026 : 63 912 314 FCFA
Contrairement à la rumeur, cette taxe ne vise pas le citoyen lambda.
Geoffroy Foumboula rappelle que la mesure cible les 10 à 15% de la population les plus nantis, capables d’acquérir des véhicules neufs de haut standing.
Les véhicules d’occasion, dont l’âge limite d’importation est passé de 3 à 10 ans sous la Transition, ne sont nullement concernés.
Les 85% de la population qui se tournent vers le marché de l’occasion sont donc épargnés.
Une taxe sous-évaluée ?
Le véritable débat, selon l’acteur civique, ne devrait pas porter sur l’existence de la taxe, mais sur son rendement.
Avec une prévision de seulement 63 millions de FCFA pour 2026, le montant semble dérisoire au regard du parc automobile de luxe visible au Gabon.
Geoffroy Foumboula pointe ici une sous-évaluation chronique : c’est aux plus nantis de contribuer davantage à l’effort national, et non l’inverse.
Cette polémique met en lumière un mal profond, selon le 2e vice-président du CESEC : la dictature de l’émotion et du « Kounabelisme » au détriment de l’instruction.
« La Loi de Finances est un document public. Il est temps, pour la presse comme pour les citoyens, de quitter les débats stériles des réseaux sociaux pour se plonger dans la lecture des textes officiels. L’information vérifiée est la seule arme contre la manipulation », a t-il souligné.



