DIG / Le gouvernement gabonais a tenu une réunion de haut niveau par visioconférence avec le groupe minier Eramet-Comilog, le 26 janvier 2026, en présence des ministres des Mines, de l’Industrie et de la Planification, ainsi que de l’ambassadeur de France au Gabon.
Présidée par le ministre Sosthène Nguema Nguema (Mines), cette réunion de haut niveau visait à traduire en actions concrètes les accords passés en novembre 2025 à Libreville entre les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron.
Plus précisément, les échanges ont porté la transformation locale du manganèse, la création d’emplois, le développement des infrastructures industrielles, et le renforcement des capacités énergétiques nationales.
Le gouvernement a réclamé à son partenaire un calendrier opérationnel précis.
L’exigence de valeur ajoutée
Pour l’État gabonais, l’objectif est double : sortir de la simple logique d’extraction pour aller vers une véritable industrie de transformation créatrice d’emplois durables pour les nationaux.
La ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono, a ainsi exigé d’Eramet un « plan d’action détaillé » permettant de mesurer l’impact réel sur l’économie locale.
Pour le gouvernement, cette pression accrue sur le partenaire historique Eramet s’inscrit dans la nouvelle stratégie de diversification économique du Gabon.
Le manganèse, ressource stratégique, doit désormais servir de levier direct à la souveraineté industrielle du pays, et non plus seulement de rente d’exportation brute.




