DIG/ Si le Gabon ambitionne de devenir une destination touristique de premier plan, le coût de son ciel reste un obstacle majeur.
Selon le dernier rapport de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), le Gabon occupe la 1ère place du classement des pays africains imposant les taxes les plus élevées sur les vols internationaux.
Les chiffres donnent le vertige. Un passager quittant le sol gabonais pour un vol international doit s’acquitter d’environ 297,70 dollars (près de 180 000 FCFA) uniquement en taxes et redevances.
Le Gabon devance ainsi la Sierra Leone (294 $) et le Nigeria (180 $) sur le podium des pays les plus chers du continent.
Ce niveau de taxation, bien supérieur à la moyenne continentale de 68 dollars, pèse lourdement sur la compétitivité de l’aéroport de Libreville.
Et comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement gabonais a acté, par un arrêté signé le 13 novembre 2025, la révision à la hausse des montants de la redevance passager (dite R4), et dont les fonds sont destinés à sécuriser le financement des infrastructures aéroportuaires gérées par GSEZ Airport.
Une nouvelle mesure signée par l’actuel ministre d’Etat en charge des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, et qui devrait davantage renchérir le coût des billets d’avion.
Alors que le pays cherche à diversifier son économie par le tourisme et les services, cette fiscalité asphyxiante risque de décourager les voyageurs et les investisseurs, rendant la destination « Gabon » financièrement moins attractive que ses voisins.



