DIG / Alors que la colère gronde dans les salles de classe qualifiant les paiements reçus de « prime de la honte », le Secrétariat Général du ministère de l’Éducation nationale est sorti du silence le 9 janvier 2025 pour clarifier la situation administrative et financière qui enflamme la toile.
Le ministère reconnaît que des sommes perçues, jugées dérisoires par les enseignants, circulent effectivement. Cependant, il explique que ces virements ne reflètent pas la totalité du dû.
Selon le communiqué officiel, le paiement est effectué « de manière progressive » et par activité distincte.
Concrètement, un bon de caisse perçu le 7 janvier 2025 ne rémunère souvent qu’une seule tâche spécifique, comme l’harmonisation.
Or, selon la grille tarifaire de 2015 toujours en vigueur, cette tâche est rémunérée à 1 800 FCFA par séance. C’est ce fractionnement des paiements (un bon pour l’harmonisation, un autre pour la correction, etc.) qui explique la faiblesse des montants isolés décriés par les syndicats.
Le détail des tarifs officiels
Pour rappel, les vacations sont calculées sur la base de l’arrêté n°057 de 2015 selon le barème suivant:
-Harmonisation : 1 800 FCFA la séance.
-Correction : 1 700 FCFA par copie.
-Délibération : 5 000 FCFA par séance.
Les autorités assurent que les montants perçus le 7 janvier ne représentent pour l’instant qu’une « première tranche », équivalant à 50% du total dû pour certaines épreuves comme le Baccalauréat.
Le ministère garantit que « l’intégralité des montants dus sera versée » et invite la communauté éducative à l’apaisement et à la reprise des cours.
Reste à savoir si cette explication technique suffira à éteindre l’incendie social, alors que les enseignants réclament une revalorisation de ces taux vieux de plus de dix ans.



