Accord de pêche avec UE : Pourquoi le Gabon veut renégocier les milliards générés par ses ressources halieutiques

DIG / Le Gabon a décidé, le 18 septembre 2026, de  rouvrir les négociations avec l’Union européenne pour un nouvel accord de pêche durable.

Derrière l’enjeu de souveraineté, Libreville cherche surtout à revoir un modèle dans lequel une partie importante de la valeur issue de ses ressources halieutiques est créée et captée hors du pays.

Un rapport économique à rééquilibrer

Le précédent protocole, arrivé à échéance en juin 2026, autorisait jusqu’à 33 navires européens à pêcher le thon dans les eaux gabonaises.

En contrepartie, l’UE versait 2,6 millions d’euros par an, auxquels s’ajoutaient environ 1 million d’euros de contributions des armateurs.

Sur cinq ans, le dispositif représentait environ 11,8 milliards de FCFA pour le Gabon.

Dans le même temps, les captures des navires européens ont atteint en moyenne 10 000 tonnes de thon par an entre 2021 et 2024.

Pour Libreville, la question est donc moins celle de l’accès à la ressource que celle du niveau de valeur économique effectivement retenu par le Gabon.

Faire de la pêche une filière industrielle

Le prochain accord devra ainsi davantage intégrer les intérêts économiques nationaux : débarquement des captures au Gabon, transformation locale, emplois, développement des entreprises gabonaises et infrastructures portuaires.

L’UE s’est déjà déclarée disposée à négocier un partenariat de nouvelle génération.

Le véritable enjeu pour Libreville sera désormais de convertir ses ressources halieutiques en recettes, investissements et emplois locaux, plutôt qu’en simples droits d’accès aux eaux gabonaises.

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La Redaction

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