Affaire E-Doley / Groupe BGFIBank :  Droit de réponse d’E-Doley Finance

DIG / Suite à notre article paru le 7 juillet 2026 intitulé, « Justice-France : Le Groupe BGFIBank remporte le procès contre la PME E-Doley Finance », un article relayant le communiqué du groupe BGFIBank du 6 juillet 2026 sur le jugement rendu à Paris le 25 juin 2026, l’entreprise E-Doley Finance SARL a décidé d’user de son Droit de réponse conformément à la loi n° 019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la communication (articles 2 et 190) en République gabonaise.

Intégralité du Droit de réponse

« En 2013, E-Doley Finance, première fintech gabonaise, conçoit sa solution innovante de banque mobile, eDoley Cash, et la présente à BGFIBank, première banque du pays.

En 2014, la banque mobilise seize de ses cadres pour la déployer et la présente publiquement sous le nom « e-Doley Cash by BGFI Bank » — un fait constaté par huissier et non contesté. En avril 2015, la banque propose de racheter la solution — et de la rebaptiser — plutôt que d’en partager les revenus, comme le prévoyait le partenariat ; aucun accord n’est conclu. En décembre, elle lance « BGFI Mobile » et l’ensemble des services digitaux qui en découlent. EDoley Finance soutient qu’il s’agit de sa solution, sous un autre nom. C’est l’objet du litige.

Le Tribunal de Paris ne s’est pas prononcé sur le fond. Il n’a pas comparé les deux logiciels. Il n’a pas dit que BGFI Mobile était une création de la banque. Il ne lui a donné raison sur rien. Il a jugé une démonstration incomplète à ce stade — pas une démonstration contraire, et c’est là toute la nuance. E-Doley Finance a fait appel : la Cour d’appel de Paris rejugera tout, en fait et en droit. Cette même Cour relevait dès 2020 que le logiciel e-Doley Cash avait été conçu par E-Doley Finance, avant toute relation avec la banque.

Une question demeure, sans réponse : qui a réellement créé BGFI Mobile et les services connexes ? Deux expertises judiciaires ont conclu à des similitudes allant jusqu’à 100 %. Leur annulation repose sur des pièces que nous dénonçons devant les juges comme fabriquées pour les besoins de la cause ; un recours en révision est en cours. Interrogée, la banque n’a pas donné le même auteur selon les tribunaux : un prestataire introuvable ici, une société créée après les faits là. Les documents qui trancheraient, réclamés par huissier depuis dix-huit mois, n’ont jamais été produits.

Le litige demeure pendant dans trois pays. La contrefaçon se juge à Paris ; le volet commercial à Libreville, puis à Abidjan, devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’OHADA, qui statuera sur le fond — une répartition fixée dès 2020 par un arrêt définitif et exécutoire au Gabon, que la banque n’a jamais contesté. Après six ans passés à dénier la compétence du juge commercial devant les juridictions gabonaises, elle vient plutôt de l’admettre — publiquement, irrévocablement — en se félicitant d’un jugement parisien. Elle ne pourra plus la contester, nulle part. Le 18 mars 2026, la Cour d’appel judiciaire de Libreville avait d’ailleurs retenu qu’une opération de nature commerciale avait bien réuni les parties, un point sans recours sur lequel le groupe, si prompt à publier, s’est bien gardé de communiquer. Chacun appréciera, enfin, le calendrier : cette communication intervient quelques semaines après l’introduction en bourse du groupe.

Ce qu’une partie affirme dans la presse, elle devra le prouver devant les juges. E-Doley Finance demande qu’enfin se tienne un débat loyal, sur des pièces authentiques et vérifiables, produites par toutes les parties. Une entreprise change de fournisseur ; elle ne change pas d’auteur. Le reste se jugera ».

Pour E-Doley Finance SARL S/C Service Communication et Relations Presse

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La Redaction

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