Affaire Paramount : Un contentieux qui date de l’ère Omar Bongo Ondimba

DIG / Le contentieux qui oppose aujourd’hui l’État gabonais à Bosch Capital ne date pas d’hier. Il puise ses racines dans une série de contrats conclus avec le groupe sud-africain Paramount, spécialisé dans l’armement et l’aérospatiale, bien avant l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema.

Une acquisition d’avions militaires au milieu des années 2000

Selon les éléments rapportés par Africa Intelligence, la relation contractuelle entre Libreville et Paramount remonte à l’acquisition, entre 2006 et 2007, de Mirage F1AZ issus de l’ancienne flotte de l’armée de l’air sud-africaine.

Cette opération d’armement, conclue sous la présidence d’Omar Bongo Ondimba, s’inscrivait dans le renouvellement des capacités aériennes militaires du Gabon.

Un second contrat de maintenance en 2014

Un autre contrat, signé en 2014 cette fois sous la présidence d’Ali Bongo Ondimba, aurait porté sur des prestations d’entretien et de soutien technique à des équipements militaires.

C’est autour des impayés et des engagements liés à cet ensemble contractuel que se serait progressivement constituée la créance aujourd’hui revendiquée, passant d’un différend commercial classique à un contentieux financier de grande ampleur.

Un changement de créancier qui transforme la nature du dossier

Le fait nouveau tient au rachat, par Bosch Capital, des droits détenus par Paramount Logistics Corporation sur cette créance.

Cette cession transforme une dette bilatérale ancienne en un actif financier négociable, activé avec une intensité juridique et médiatique bien supérieure à celle d’un simple différend fournisseur.

Le fonds sud-africain a d’ailleurs assorti sa démarche d’une menace explicite : porter l’affaire sur la place publique et alerter les acteurs du système financier international si l’État gabonais ne s’exécute pas avant l’échéance fixée.

Un dossier qui s’ajoute à d’autres contentieux hérités

Ce contentieux Paramount s’inscrit dans une série plus large de dossiers financiers hérités des acquisitions d’équipements de défense conclues durant les années 2010.

Il illustre une réalité récurrente dans la gestion des finances publiques : un engagement contracté des années plus tôt peut ressurgir, longtemps après, comme une contrainte financière et diplomatique majeure pour l’État qui en hérite.

 

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La Redaction

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