AGASA : Réguler le transport du pain rapporte aussi de l’argent

DIG / Désormais, le personnel à bord des véhicules de livraison de pain devra obligatoirement détenir une attestation de formation à l’hygiène.

Une mesure salutaire pour les consommateurs, mais qui s’avère également être un excellent levier financier pour l’organisme de régulation.

« Le personnel travaillant à bord des véhicules de transport du pain doit présenter une attestation de formation aux bonnes pratiques d’hygiène délivrée par l’AGASA ou un organisme public ou privé reconnu par l’Etat et approuvé comme tel par l’AGASA », peut-on lire dans communiqué publié le 16 juin 2026.

Un impératif de santé publique indiscutable

Il était urgent de mettre un terme à l’anarchie qui caractérise trop souvent la distribution du pain dans le Grand Libreville.

Entre les livraisons à l’air libre, les manipulations à mains nues et les véhicules de transport vétustes, la chaîne d’hygiène était régulièrement rompue.

Sécuriser le transport de cet aliment de base, présent sur la table de millions de Gabonais chaque matin, constitue une avancée sanitaire majeure pour le pays.

La stratégie du « double effet » : Réguler et renflouer

Derrière l’ambition louable de protéger la santé des citoyens se dessine une réalité économique évidente. En imposant ce nouveau document, l’AGASA fait d’une pierre deux coups :

-La création d’un marché captif : Des centaines de livreurs, grossistes et chauffeurs de boulangeries se retrouvent dans l’obligation légale d’obtenir ce certificat sous peine d’amendes ou de saisies de marchandises.

Une surveillance accrue des boulangeries ?

-Une source de revenus directs : Qu’il s’agisse des frais de formation, de dossier ou d’homologation des organismes privés partenaires, ces démarches administratives payantes permettent à l’AGASA de générer des recettes substantielles pour assurer son propre fonctionnement.

Le grand défi de cette réforme consistera à surveiller de près les boulangeries, afin de s’assurer que le coût de cette nouvelle conformité administrative ne soit pas discrètement répercuté sur le prix de la baguette de pain au quartier.

 

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La Redaction

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