DIG / Selon les informations récemment dévoilées par le portail spécialisé CH-aviation, le Gabon a officiellement mis en vente son Boeing 777 présidentiel, un appareil resté entreposé et hors service depuis de nombreuses années.
Cet avion gros-porteur (historiquement immatriculé TR-KPR), jadis considéré comme le fleuron des déplacements officiels, a longtemps fait couler beaucoup d’encre.
Réputé pour ses coûts d’exploitation et de maintenance faramineux, il avait notamment défrayé la chronique en 2015 suite à une saisie judiciaire rocambolesque à Paris pour un litige commercial, avant d’être progressivement mis de côté et immobilisé.
Une rupture avec les excès du passé
La mise en vente de ce B777 s’inscrit dans une logique de rationalisation du patrimoine de la République.
Pour les autorités gabonaises, se débarrasser de cet appareil — perçu comme l’un des vestiges encombrants des excès liés aux jets privés de l’ancien régime — répond à un double objectif pragmatique : stopper définitivement des frais de stockage inutiles et renflouer les caisses de l’État.
Une page de l’aviation présidentielle se tourne donc définitivement en faveur d’une gestion plus rigoureuse des finances publiques.



