DIG / Après plus de six décennies de promesses non tenues, le mégaprojet minier de Bélinga entre dans sa phase opérationnelle.
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu le 29 septembre 2026 avec la direction du géant australien Fortescue pour sceller le passage des intentions aux actes.
Quatre volets indissociables
Pour l’exécutif, l’extraction du minerai de fer ne se fera pas de manière isolée.
Le chef de l’État a exigé un développement simultané et coordonnée de l’ensemble des infrastructures.
De fait, l’exploitation du gisement évaluée à 100 millions de tonnes par an, prévoit une centrale de production énergétique dédiée avec une capacité de 400 mégawatts.
Sur le plan logistique le projet prévoit la construction d’un chemin de fer minéralier de 535 km et un terminal portuaire à Kobé-Kobé avec quatre postes à quai.
Symbole fort de cet ancrage, le Président a officiellement remis à Fortescue le titre foncier de son futur siège social à Libreville.
La jeunesse au cœur du projet
Au-delà de l’enjeu industriel, Bélinga doit servir de moteur social. Le plan prévoit le transfert progressif des compétences vers la main-d’œuvre locale, appuyé par des programmes de formation en Australie.
Le programme « We Train for Gabon » a déjà permis à 50 jeunes Gabonais de suivre un parcours de formation.
L’ambition est de faire du projet un bassin d’emplois durables pour la jeunesse gabonaise et un levier de désenclavement pour l’intérieur du pays.


