DIG / L’économie gabonaise accélère sa mue. Au premier trimestre 2026, le crédit au secteur privé s’est imposé comme le véritable moteur de l’activité économique, finançant massivement la diversification du pays hors de la rente pétrolière.
Les chiffres de la première note conjoncturelle sectorielle de l’année souligne que l’engagements en faveur des entreprises privées captent désormais 76,6 % du total des crédits bancaires.
Cette manne financière irrigue directement l’économie réelle et la création d’infrastructures.
Les Bâtiments et Travaux Publics (BTP), l’agroalimentaire et les transports s’imposent comme les trois secteurs clés bénéficiant de ce soutien bancaire.
Une dynamique de croissance vigoureuse
Cet appétit du secteur privé pour l’investissement se traduit par une hausse vigoureuse des encours de crédit qui a augmenté de 13,1 % sur un an.
Si le premier trimestre 2026 marque un ralentissement logique avec un +1,4 % après une fin d’année 2025 exceptionnelle à +10,5 %, la tendance de fond confirme un climat des affaires résolument tourné vers l’expansion.
Les banques gabonaises en surliquidité voient les dépôts couvrir 125,3 % des crédits. Dans le même temps, la qualité de leur portefeuille s’améliore, avec des créances en souffrance en baisse à 9,1 %.
La transformation structurelle semble ne plus seulement être une ambition politique, mais une réalité financière tangible portée par ses banques et ses entrepreneurs.



