DIG / C’est une opération d’envergure pour le marché financier d’Afrique centrale.
BGFI Holding Corporation a lancé, le 15 septembre 2026, la deuxième phase de son augmentation de capital par Appel Public à l’Épargne (APE).
L’objectif est de lever 80,558 milliards de FCFA d’ici le 15 octobre et porter son flottant boursier de 3,85 % à 10 %.
Croissance
En mettant sur le marché 1 006 975 actions nouvelles au prix unitaire de 80 000 FCFA, le leader bancaire sous-régional ne cherche pas seulement à soutenir sa propre croissance.
L’opération, arrangée par BGFIBourse et EDC Bourse sous le visa de la COSUMAF, vise à résoudre l’un des maux chroniques de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) à savoir l’étroitesse de son offre et le manque de liquidité des titres.
« Nous n’ouvrons pas notre capital parce que nous avons besoin de capitaux pour maintenir notre activité.
Nous ouvrons notre capital parce que nous avons un projet de croissance qui mérite davantage de capitaux.
« Notre ambition est de faire progresser la capacité bénéficiaire du groupe BGFIBank, d’améliorer son efficacité, de renforcer ses fonds propres, d’élargir sa présence, de développer ses métiers et de faire émerger de nouveaux moteurs de croissance », a indiqué le PDG de BHC, Henri-Claude Oyima.
Après une première phase ayant mobilisé 45,3 milliards de FCFA auprès de 7 600 investisseurs répartis dans 24 pays, ce nouveau volet franchit le seuil symbolique des 10 % de capital flottant.
Nouveau test
Ce niveau d’ouverture, conforme aux standards boursiers, doit favoriser une réelle animation du marché secondaire en incitant les investisseurs institutionnels et particuliers à échanger plus activement leurs titres.
Pour la place financière de Douala, cette méga-opération fait office de test grandeur nature.
Elle permettra de mesurer la capacité d’absorption de l’épargne régionale et de démontrer si la BVMAC peut durablement s’imposer comme un outil de financement de premier plan en Afrique subsaharienne.



