Caistab : Ce que révèle l’arbitrage du budget rectificatif 2026

DIG/ Le Conseil d’administration de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) a adopté une nouvelle mouture du budget 2026, moins d’un mois après avoir validé le budget initial le 23 juillet 2026.

Ce dernier s’élevait à 22,8 milliards de francs CFA, financé à environ 75 % par les ressources propres, 11 % par des emprunts et 14 % par une subvention de l’État.

Sur le papier, cette part semblait secondaire ; dans les faits, elle s’est révélée être le maillon qui a fait vaciller tout l’édifice budgétaire.

Un décaissement quasi nul

Sur les 3,5 milliards de francs CFA promis par l’État, seuls 100 millions avaient été versés à la date du conseil, soit à peine 2,59 % de la dotation prévue.

Face à ce manque à gagner, les administrateurs ont dû réexaminer l’ensemble des actions programmées pour ne conserver que celles jugées prioritaires. L’achat du café et du cacao auprès des producteurs, activité cœur de métier de la Caistab, a été maintenu, mais devra désormais être financé sur les ressources propres de l’organisme.

Une dépendance minoritaire mais décisive

L’épisode illustre un paradoxe : une part de financement public limitée à 14 % du budget total a suffi à déclencher une révision complète des priorités.

Cela interroge la marge de manœuvre réelle dont dispose la Caistab lorsque les autorités gabonaises tardent à honorer leurs engagements, et pose la question de la soutenabilité d’un modèle où l’organisme doit sans cesse ajuster ses missions structurantes aux aléas de la trésorerie de l’État.

Un calendrier qui interpelle

Le fait que ce rectificatif intervienne à peine un mois après le budget initial, et non en fin d’exercice comme le veut habituellement la pratique, en dit long sur l’urgence dans laquelle la Caistab a dû opérer.

Pour le reste de l’année, l’organisme reste théoriquement encadré par son Plan quinquennal 2024-2028 et son Contrat annuel de performance, mais ces documents de cadrage pèsent peu face à un déficit de trésorerie immédiat.

 

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La Redaction

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