DIG / À quelques kilomètres de Libreville, la centrale thermique d’Owendo est en pleine mutation.
Sur le site, ouvriers, agents techniques et superviseurs s’activent autour d’un vaste chantier de réhabilitation destiné à renforcer durablement la production électrique.
L’objectif est d’installer 5 turbines à gaz de nouvelle génération capables de porter la capacité totale de la centrale à près de 100 mégawatts garantis.
Inscrits dans le programme d’investissement triennal 2025-2028 de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), les travaux se déroulent en trois étapes.
Après le démantèlement des anciennes turbines en décembre 2025, place désormais au génie civil pour préparer les infrastructures. L’installation des nouvelles unités et leur mise en service viendront clôturer le projet.
À terme, la capacité du réseau local devrait passer de 55 à 100 MW, une progression significative censée réduire, voire éliminer, les délestages récurrents qui pénalisent ménages et entreprises.
Pour accompagner cette montée en puissance, la SEEG mise aussi sur l’innovation technologique avec le déploiement du câble ACCC, un conducteur composite plus robuste et plus performant que l’équipement actuel.
Ce nouveau câble remplacera la ligne existante, limitée à environ 80 MW, et permettra de transporter près du double de puissance.
Couplée à une liaison directe entre la centrale et le poste de Bissegué. cette modernisation doit fluidifier la distribution de l’électricité à l’échelle du Grand Libreville.
Autre avantage, la majorité des travaux pourront être réalisés sous tension, réduisant ainsi les coupures pour les usagers.
Pour Pépin Ozela Nguema, directeur technique électricité de la SEEG, ce chantier marque « le passage d’une gestion de crise à une dynamique de redressement progressif ».
Une promesse attendue par des milliers de foyers, pour qui la stabilité du courant reste un enjeu quotidien.



