Le chantier de la Marina prendra fin en 2026, selon Serge Mickoto

 

AprĂšs plusieurs mois d’arrĂȘt, les travaux du chantier de la Marina de Libreville vont finalement reprendre, et c’est le Fonds gabonais d’investissement stratĂ©gique dont vous ĂȘtes le directeur gĂ©nĂ©ral qui a Ă©tĂ© choisi par l’Etat


Serge Mickoto : Effectivement, en septembre 2015, les autoritĂ©s gabonaises ont confiĂ© la promotion, le dĂ©veloppement et l’amĂ©nagement du projet de la Façade Maritime du Champ Triomphal au Fond gabonais d’investissements stratĂ©giques (FGIS), via sa filiale FMCT. Les travaux maritimes ont repris en dĂ©cembre 2015 et permettront une premiĂšre livraison de terrain en septembre 2016, ce qui marquera le dĂ©but de la phase de commercialisation des terrains. Initialement, l’Etat devait rĂ©aliser l’ensemble des travaux de remblais maritimes avant de transfĂ©rer le projet Ă  un amĂ©nageur. ConsidĂ©rant les contraintes budgĂ©taires et la volontĂ© du gouvernement de concentrer ses efforts et ressources sur la politique sociale, le transfert du Projet vers la SociĂ©tĂ© d’amĂ©nagement FMCT a Ă©tĂ© anticipĂ©.

Quels sont les travaux qui ont déjà été réalisés et ce qui reste à faire ?

Les travaux du projet de la Façade Maritime du Champ Triomphal sont dĂ©coupĂ©s en 3 phases. La 1 Ăšre phase concerne les travaux de remblaiement maritime, la 2e phase,  les travaux de voiries, rĂ©seaux et amĂ©nagements urbains, et enfin la 3e phase concerne les travaux immobiliers par les promoteurs. La phase 1 est Ă  60% d’avancement au global, et la zone Nord (face Ă  J. Ebori) sera finalisĂ©e Ă  100% pour septembre 2016. Les phases 2 et 3 pourront alors commencer. AprĂšs la phase d’ensablement amorcĂ©e par l’ANGT, nous finalisons actuellement les travaux maritimes qui consistent en la pause de blocs de bĂ©ton par des plongeurs pour finaliser le mur de protection. A partir de septembre 2016, nous commencerons les travaux de VRD et seront ainsi en mesure de proposer aux diffĂ©rents promoteurs-investisseurs intĂ©ressĂ©s l’acquisition de terrains viabilisĂ©s prĂȘts Ă  l’emploi.

Le Fonds gabonais d’investissements stratĂ©giques, via la FMCT, est donc le nouveau partenaire de l’Etat dans ce projet. Mais quel est rĂ©ellement votre expertise dans le domaine ?

L’Etat gabonais porteur du projet d’amĂ©nagement du nouveau quartier de la Façade Maritime du Champs Triomphal a souhaitĂ© transfĂ©rer la propriĂ©tĂ© dudit projet Ă  la sociĂ©tĂ© crĂ©Ă©e par le FGIS. Le projet, lancĂ© en juin 2013, est le reflet de la volontĂ© du gouvernement d’attirer des investisseurs internationaux et d’accroitre la prĂ©sence de grandes entreprises internationales au sein de la capitale. Il a pour ambition de reprĂ©senter la vitrine du pays pour le reste du monde. Le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© FMCT est de finaliser les travaux maritimes, de rĂ©aliser les travaux des infrastructures, de voiries, de rĂ©seaux 
 Mais aussi de commercialiser les parcelles auprĂšs de promoteurs immobiliers. Nos missions sont de faire de ce projet un quartier d’affaires d’envergure internationale, un quartier durable  et un quartier pour tous.

Quelles sont aujourd’hui les garanties quant à l’aboutissement final des travaux ?

Cette question est primordiale et vous avez raison de la poser. Les ressources de la SociĂ©tĂ© FMCT sont issues de la vente des terrains Ă  des promoteurs-investisseurs qui bĂątiront les projets immobiliers sur la base d’un plan d’urbanisme imposĂ©. Ainsi les recettes relatives Ă  la vente des terrains devaient couvrir les coĂ»ts de la finalisation des travaux maritimes, des travaux d’infrastructures, d’amĂ©nagement et d’exploitation de la sociĂ©tĂ© d’amĂ©nagement FCMT. Nous avons signĂ© hier un Accord-cadre de partenariat avec la SociĂ©tĂ© CHEC concernant la rĂ©alisation des phases 2 et 3. Mais la premiĂšre des garanties est somme toute la qualitĂ© et la rĂ©putation des investisseurs. En l’occurrence, CHEC est une sociĂ©tĂ© rompue Ă  ce type d’exercice. Elle a d’ores et dĂ©jĂ  Ă©tĂ© impliquĂ©e dans le mĂȘme type d’investissement dans de nombreux pays Ă  travers le Monde.

Combien ce nouveau plan d’investissement va-t-il coĂ»ter Ă  l’Etat ?

Comme je vous l’ai dit, les ressources de la SociĂ©tĂ© FMCT sont issues de la vente des terrains Ă  des promoteurs-investisseurs qui bĂątiront les projets immobiliers sur la base d’un plan d’urbanisme imposĂ©. L’Etat continuera Ă  appuyer le projet sans forcĂ©ment y participer financiĂšrement. Le projet prĂ©voit de mettre sur le marchĂ© 360 000 m2 de bĂątiments (bureaux, logements et commerces) sur 10 ans. Ainsi les recettes relatives Ă  la vente des terrains devaient couvrir les coĂ»ts de la finalisation des travaux maritimes, des travaux d’infrastructures, d’amĂ©nagement et d’exploitation de la sociĂ©tĂ© d’amĂ©nagement FCMT.

A quand le début effectif des travaux et la date de leur livraison ?

Les travaux maritimes ont repris en dĂ©cembre 2015 et permettront une premiĂšre livraison de terrain (10 Ha face Ă  J. Ebori) en septembre 2016. A partir de cette date, nous commencerons les travaux de VRD afin de pouvoir proposer aux diffĂ©rents promoteurs-investisseurs intĂ©ressĂ©s l’acquisition de terrains viabilisĂ©s prĂȘts Ă  l’emploi. Le projet devrait s’étaler sur 10 ans.

Une derniĂšre question si vous me permettez. Quelle est l’opportunitĂ© aujourd’hui, en ces temps difficiles, de relancer un tel projet qui a suscitĂ© depuis son annonce, des critiques nĂ©gatives dans l’opinion ? Qu’est ce que l’Etat y gagne concrĂštement ?

« La Baie des rois » est un projet ambitieux, un quartier d’affaires de 40 hectares aux standards internationaux qui permettra de mettre en route la requalification urbaine progressive de Libreville. C’est un projet moderne qui attirera de nouveaux investisseurs Ă  Libreville et donc permettra de crĂ©er des emplois. C’est un projet qui va offrir une large gamme de bureaux pour les entreprises. « La baie des rois » doit permettre de donner une meilleure visibilitĂ© sur l’échiquier international Ă  Libreville. Elle est en concurrence directe avec d’autres projets similaires dans le monde et en Afrique en particulier. C’est est un projet d’avenir qui permettra de reconstruire un centre ville plus durable et mieux pensĂ© pour donner Ă  la jeunesse gabonaise l’opportunitĂ© de grandir dans un cadre plus en phase avec le monde actuel. C’est un quartier de loisirs, un quartier pour tous. La question n’est donc pas savoir ce que l’Etat gabonais y gagne, mais plutĂŽt de voir ce que les librevillois et plus largement les Gabonais vont y gagner : une ville nouvelle. Enfin c’est Ă©galement l’opportunitĂ© de donner un nouveau tournant au tourisme au Gabon avec un lieu chargĂ© d’histoire qui redonne son identitĂ© Ă  notre belle capitale.

Entretien rĂ©alisĂ© par le quotidien L’UNION.

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La Redaction

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