DIG / La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII) traverse une tempête sociale sans précédent.
Les employés, à bout de nerfs après près de deux ans sans rémunération, ont déclenché un mouvement de grève.
Ils dénoncent une précarité devenue insoutenable et exigent le paiement immédiat de leurs 23 mois d’arriérés de salaires.
Urgence
Cette situation dramatique a conduit à la paralysie totale de l’entreprise.
Face à ce blocage et à l’absence de perspectives claires, les grévistes lancent un appel pressant aux autorités.
La crise met en lumière l’urgence absolue d’une intervention pour régler cette dette salariale colossale et sauver cet outil stratégique de transport maritime et fluvial, aujourd’hui laissé à l’abandon.
Origine
Les difficultés financières de l’entreprise et les premiers retards ont débuté dès l’année 2020.
Les syndicats précisent que la dette comprend un bloc initial de 17 mois d’arriérés historiques, complété par de nouvelles mensualités non payées consécutivement depuis novembre 2025.
Le cap symbolique des 23 mois sans rémunération a été officiellement franchi en mai 2026.
Le porte-parole, Emmanuel Ekouré, ainsi que le délégué syndical Daryl Mayombo, dénoncent une situation injustifiable d’autant plus que les navires de la compagnie continuent d’assurer leurs rotations commerciales régulières.



