DIG / Le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, entend renforcer le contrôle du secteur de l’eau en s’attaquant à la commercialisation informelle (la cuve de 1 000 litres se négocie désormais entre 12 000 et 15 000 FCFA) de l’eau potable par les camions-citernes.
Qualifiée d’activité « illicite », cette pratique pourrait bientôt faire l’objet de nouvelles mesures réglementaires.
Des complicités au sein de la SEEG ?
Le gouvernement estime que ce marché parallèle favorise la spéculation sur une ressource essentielle et soupçonne l’existence de complicités internes au sein de Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).
L’objectif affiché est d’assainir la gestion du secteur et de lutter contre les dysfonctionnements qui alimentent les pénuries.
Mettre fin à la crise de l’accès à l’eau potable
Toutefois, le défi reste majeur : des milliers de ménages à Libreville et dans sa périphérie dépendent encore de ces camions pour leur approvisionnement quotidien.
La réussite de cette réforme passera donc par une amélioration rapide de la desserte publique afin d’éviter que la lutte contre l’informel ne se transforme en nouvelle crise d’accès à l’eau.
Aux bons souvenirs de ACBBN
Pour rappel, en 2022, alors qu’il occupait la fonction de ministre d’Etat en charge de l’Energie et des Ressources hydrauliques, Alain Claude Bilie-Bi-Nze avait déjà proposé une réglementation stricte de ce secteur informel qui rapporterait plus de 10 millions de francs par mois minimum au petit livreur.
« Ce commerce s’exerce dans l’informel, il n’est ni règlementé ni contrôlé. Nous allons créer le cadre pour recenser ces opérateurs et définir les normes de qualité et les tarifs à respecter par ces opérateurs.
C’est tout le sens de la présentation prochaine du projet de loi portant réglementation de la production, du transport et de la distribution de l’eau potable », avait -il indiqué dans un entretien exclusif accordé au quotidien L’Union.



