DIG / Près de trois semaines après avoir suspendu temporairement la commercialisation de plusieurs produits locaux, l’Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire (AGASA) encadre désormais la reprise de ces activités en dévoilant de strictes lignes directrices de conformité.
La mesure touche directement les denrées artisanales à forte consommation populaire, particulièrement vendues aux abords des établissements scolaires :
-Le Bissap et le jus de gingembre ;
-Le Lait caillé ;
-Les glaces et autres boissons reconditionnées.
Les nouvelles obligations pour les producteurs
Pour obtenir l’autorisation de reprendre leurs activités, les opérateurs économiques doivent impérativement suivre un parcours de mise aux normes :
-L’enregistrement : Se faire recenser auprès du bureau de l’AGASA le plus proche.
-L’infrastructure : Disposer d’un local exclusivement dédié à la fabrication, équipé de matériel adapté garantissant de bonnes conditions d’hygiène.
-La transparence : Préciser clairement la composition exacte des produits, les dosages utilisés ainsi que les conditions de conservation.
-La formation : Suivre un cycle de formation lié aux guides de bonnes pratiques sanitaires actuellement en cours de finalisation.
Des contrôles renforcés sur le terrain
Pour veiller au strict respect de ces mesures, des brigades sanitaires ont été déployées sur l’ensemble du territoire national.
À ce jour, 6 brigades quadrillent les arrondissements de Libreville, 2 brigades sont actives à Owendo (en plus de la brigade des ports), et 2 brigades opèrent à Akanda.
L’objectif affiché par les autorités est double : protéger la santé des consommateurs les plus vulnérables (notamment les enfants) et faire baisser la prévalence des maladies d’origine hydrique ou alimentaire afin de soulager la charge financière qui pèse sur les hôpitaux et la CNAMGS.



