DIG / En l’espace de cinq jours, le Ministère du Logement a débloqué deux litiges fonciers vieux de 20 et 32 ans.
Mays MOUISSI a expérimenté une nouvelle approche : celle de la médiation active.
En moins d’une semaine, cette méthode a fait ses preuves sur deux dossiers qualifiés de « cold cases ».
Le 6 septembre 2026, un conflit vieux de 32 ans au quartier Nzeng Ayong a été soldé par un protocole d’accord.
Cinq jours plus tard, un litige de 20 ans à proximité du Stade de l’Amitié a été placé sur la même voie de résolution.
Le compromis plutôt que l’expulsion
Dans les deux cas, le schéma est identique.
Des propriétaires légaux à savoir Serge Esnault d’un côté et la SCI La Fontaine de l’autre, faisaient face à des dizaines de familles occupant illégalement leurs terres depuis des années.
Plutôt que d’ordonner des expulsions qui auraient jeté 80 familles à la rue, le ministre du Logement Mays Mouissi a convaincu les propriétaires de renoncer aux poursuites et de céder les parcelles occupées à l’État.
Une régularisation sous haute surveillance
Si l’approche est très sociale, l’État n’accorde pas pour autant de chèque en blanc aux occupants illégaux.
Le Ministère encadre cette pacification par des règles strictes:
- Recensement obligatoire de toutes les familles par les services de l’État.
- Interdiction formelle d’ériger de nouvelles constructions ou de vendre la parcelle.
- Limitation des surfaces, à l’exemple d’Akanda, où la régularisation des terrains non bâtis est plafonnée à 500 m² maximum.
Le Ministère de l’habitat a transformé les propriétaires exaspérés en partenaires et les squatteurs en citoyens régularisés.
Une stratégie qui permet de préserver la paix sociale.
Il s’agit peut-être là, d’une jurisprudence administrative qui pourrait bien servir de modèle pour purger le lourd passif foncier du pays.



