Le Conseil gabonais des chargeurs n’arrive plus Ă  payer ses agents

DIG/ Le personnel  du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) observe un mouvement d’humeurs depuis le 4 janvier 2017 à leur siège de Libreville. Parmi les raisons évoquées par les employés, le non paiement des salaires depuis près de 3 mois et le règlement du 13ème mois.

« Nous avons aujourd’hui 2 mois d’arriérés de salaire, pour certains 3 mois (octobre, novembre et décembre) et nous avons estimé que depuis un certain temps nous vivons dans des conditions difficiles. Nous avons des salaires qui viennent à répétition avec beaucoup de retard  et nous avons décidé que nous ne pouvons pas revivre ça l’année 2018 », a confié Gaston Robert Indassy Gnambault, président du Syndicat national des travailleurs du CGC.

Si aucune satisfaction n’est apportée jusqu’ici, ces employés promettent de réduire, au fil des jours, la durée du service minimum.

« Les banques ne nous accordent plus de crédits, nous avons des loyers impayés, les enfants sont assis à la maison. Le Conseil gabonais des chargeurs n’est pas en cessation de paiement, nous ne sommes pas en cessation d’activités ? Donc, on suppose qu’il y a encore de l’argent qui rentre dans cette maison », a-t-il ajouté.

Pour la directrice générale, Liliane Nadège Ngari, épouse Onanga Y’Obeghe, les questions de retard ou d’arriérés de salaires ne résultent pas d’une volonté délibérée de la direction générale de nuire aux droits de travailleurs. Mais d’une situation de baisse de nos recettes budgétaires, depuis plus de deux ans, consécutive à la diminution du trafic maritime de fret en direction du Gabon.

« Nous avons rencontré tous les délégués du personnel en décembre. Nous nous sommes convenus sur un certain nombre de choses. Nous avons commencé à payer à ce jour tout le mois d’octobre. Les arriérés de novembre et décembre sont entrain d’être payés en ce moment », a expliqué Serge Obame Evoung, directeur des ressources humaines du CGC.

Brice Gotoa

 

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire