Crise dans le secteur aérien : FlyGabon appelle à la suspension des taxes et redevances aériennes mises en œuvre depuis 2022

DIG / Le transport aérien mondial traverse une nouvelle phase de tension, directement liée aux évolutions géopolitiques internationales et à leurs répercussions sur le prix et la disponibilité du kérosène.

Cette situation pèse lourdement sur les coûts d’exploitation des compagnies aériennes, les contraignant à adapter leurs stratégies commerciales et leurs capacités opérationnelles.

Plusieurs acteurs du secteur ont ainsi récemment pris des décisions importantes, notamment au Gabon, allant de hausses tarifaires significatives à la réduction de fréquences, voire, à la suspension de certaines liaisons (Turkish Airlines).

Face à cette situation, FlyGabon appelle à une mobilisation de l’ensemble des acteurs du transport aérien pour éviter un ralentissement durable du trafic et ses conséquences économiques :

  • Suspension des redevances R4 et N7, adoptées en 2022 et en 2024 ;
  • Appel à la réduction des redevances aéronautiques, partout où cela est possible ;
  • Gel des nouveaux projets de taxes.

L’urgence d’agir

La compagnie nationale exhorte toutes les parties prenantes de l’Aviation civile et les gestionnaires aéroportuaires de l’Afrique centrale à repenser leur modèle de rémunération et à réduire le niveau de ponction sur les billets des passagers, sous peine de déclassement de certains aéroports et de perte d’attractivité.

« La suspension sine die des redevances R4 (GSEZ) et N7 (ANAC) apparaît comme une mesure essentielle pour éviter une pression supplémentaire sur les passagers et sur la demande.

Au-delà de ces mesures immédiates, FlyGabon encourage une réflexion globale sur la compétitivité et l’attractivité de la principale plateforme aéroportuaire du Gabon, sous peine d’agraver l’affaissement continu du trafic sur la plateforme, observé depuis 2019 », a indiqué le transporteur national.

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La Redaction

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