DIG / La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisé, le 8 octobre 2026 à Libreville, une rencontre d’échange et de sensibilisation consacrée au déploiement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants (RTMI).
La rencontre a réuni des responsables d’agences, des dirigeants syndicaux et des représentants d’organisations faîtières, avec pour objectif de renforcer la compréhension et l’appropriation de ce nouveau dispositif de protection sociale.
Près de 202 000 travailleurs concernés
Institué par le décret d’application n°105/PR/MASPEF, le RTMI vise à élargir la couverture sociale aux travailleurs indépendants, notamment ceux évoluant dans le secteur informel et les professions libérales.
Selon les données présentées par la CNSS, près de 202 000 travailleurs sont concernés à l’échelle nationale.
Le dispositif couvre notamment les professions libérales (avocats, notaires, médecins, experts-comptables, architectes), les commerçants, artisans et transporteurs, ainsi que les agriculteurs, éleveurs et pêcheurs.
Les ministres du culte, artistes, sportifs et Gabonais de la diaspora peuvent également y adhérer, sur une base volontaire pour ces derniers.
Un régime par points
Fonctionnant selon un système de points, le RTMI prévoit des prestations proportionnelles aux contributions déclarées par chaque assuré.
Il couvre trois principaux risques : la vieillesse, avec une pension versée à partir de 60 ans ; la maternité, avec une indemnité journalière pendant 60 jours et une prime de layette de 45 000 FCFA par enfant ; ainsi que les accidents du travail et l’invalidité, avec une prise en charge et des indemnités en cas d’incapacité temporaire.
La CNSS mise sur la proximité
Animée par le chef de projet Yves Ndjali, la rencontre a également porté sur les modalités d’adhésion et de cotisation.
La CNSS rappelle que l’affiliation au RTMI est obligatoire pour les personnes exerçant une activité indépendante au Gabon, conformément au cadre réglementaire en vigueur.
Pour favoriser son déploiement, l’organisme mise sur la simplification des démarches, avec notamment une immatriculation sur présentation d’une pièce d’identité ou d’une carte consulaire, ainsi que sur des solutions de paiement via Mobile Money.
En associant syndicats, associations professionnelles et organisations faîtières à la vulgarisation du dispositif, la CNSS cherche ainsi à rapprocher la protection sociale d’une population active longtemps difficile à intégrer dans les mécanismes classiques de sécurité sociale.



