DIG / Une sortie de crise semble enfin se dessiner entre la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) et le producteur indépendant turc Karpowership.
Après plusieurs semaines de tensions dues à des impayés chroniques, un dénouement financier est sur le point d’être conclu pour stabiliser la fourniture d’énergie dans le pays.
Un ballon d’oxygène de 30 milliards de FCFA
Selon Africa Intelligence, la SEEG s’apprête à verser 30 milliards de FCFA au fournisseur turc.
Ce règlement massif est rendu possible grâce à un appui financier direct de l’État gabonais. L’objectif est clair : éponger une partie substantielle des arriérés accumulés afin de restaurer la confiance entre les deux partenaires.
Ce dénouement intervient dans un contexte de forte pression sur le réseau interconnecté. Les centrales flottantes de Karpowership, accostées au large d’Owendo, sont devenues indispensables à l’équilibre énergétique national :
-Elles fournissent une part cruciale de l’électricité consommée dans le Grand Libreville.
-Elles pallient le déficit de production des infrastructures hydroélectriques et thermiques existantes.
Au-delà du règlement : l’enjeu de la stabilité
Cet accord de paiement, bien que partiel, devrait permettre d’écarter la menace de nouvelles coupures ou d’une réduction de puissance sur le réseau. Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse désormais le simple contentieux commercial :
-Redonner de l’air à la SEEG en pleine phase de restructuration.
-Rassurer les investisseurs sur la capacité du Gabon à honorer ses engagements contractuels.
-Garantir la paix sociale, alors que les délestages répétés commençaient à peser sur le quotidien des populations et l’activité économique.
Si ce versement de 30 milliards de FCFA constitue un pas décisif vers l’apaisement, la pérennisation du secteur électrique gabonais restera le défi majeur des prochains mois., condition essentielle à la croissance économique et à la confiance des investisseurs.



