DIG / Selon les récentes informations dévoilées ce 28 juillet 2026 par Africa Intelligence, le Fonds Souverain de la République Gabonaise, géré par le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), se retrouve désormais dans le collimateur de la Task Force sur l’apurement de la dette.
Cette démarche s’inscrit dans le vaste chantier engagé par les autorités pour auditer, consolider et apurer la dette publique — un préalable revendiqué par le gouvernement lui-même avant toute signature d’un programme avec le FMI.
Ce que révèle l’implication du FGIS
L’objectif est de fiabiliser les comptes publics, d’identifier les passifs litigieux et de renforcer la crédibilité financière du Gabon auprès des investisseurs et des bailleurs de fonds internationaux.
Créé pour gérer les participations stratégiques de l’État et canaliser les financements vers les grands projets nationaux — dont Gabon Power Company ou le projet Belinga via Fortescue Belinga —, le FGIS est une structure au carrefour de nombreux engagements financiers publics.
Son entrée dans le périmètre des investigations n’est pas anodine : elle signale que la task force ne limite pas ses contrôles aux administrations centrales, mais remonte vers les véhicules d’investissement para-étatiques où les engagements hors budget ont historiquement proliféré.
Un signal d’alarme ?
Dans un contexte où le Gabon prépare un retour sur les marchés obligataires internationaux et cherche à rassurer le FMI sur la sincérité de ses comptes, chaque passif non recensé est une bombe à retardement.
La convocation du FGIS est un signe que l’État entend aller au fond du dossier — reste à savoir ce que les investigations y trouveront.
A propos
Il faut savoir que le Fonds Souverain de la République Gabonaise (FSRG) est géré exclusivement par le Fonds gabonais d’investissements stratégiques.
Son objectif est de financer le développement de nouvelles filières économiques pour réduire la dépendance du pays au pétrole et assurer la prospérité future.
Créé en 2012, le fonds a connu une augmentation de sa valeur entre 2020 et 2022, atteignant 343 milliards de FCFA, bien que sa gestion ait fait l’objet de critiques concernant sa performance.



