Eau potable : Comment le Gabon veut relancer son partenariat stratégique avec Suez

DIG / Le Gabon veut accelèrer la relance de son partenariat avec le groupe français SUEZ afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable.

Après plusieurs ajustements, Libreville entend remettre ce projet sur les rails pour moderniser les infrastructures hydrauliques et répondre aux besoins croissants des populations.

132 milliards de FCFA sur cinq ans

Au cœur de cette coopération figure la modernisation du réseau d’eau, notamment dans le Grand Libreville, avec des actions visant à réduire les pertes, renforcer les capacités de production et améliorer la qualité du service public.

Le partenariat entre la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) et Suez, estimé à environ 132 milliards de FCFA sur cinq ans, prévoit également un accompagnement technique et un transfert de compétences.

Les axes majeurs de l’intervention de la multinationale française comprennent :

  • Axe Ntoum – Libreville : Réhabilitation urgente des conduites d’eau vétustes pour sécuriser l’acheminement vers la capitale.
  • Chasse aux fuites : Modernisation des installations où près de 40% de la ressource produite est actuellement perdue en raison de la vétusté des tuyaux.
  • Grand Libreville : Déploiement de technologies pour optimiser le stockage et la distribution à Libreville, Ntoum et Owendo.
  • Villes de l’intérieur : Remplacement progressif des équipements dans les chefs-lieux de province et départements (Port-Gentil, Franceville, Oyem, Lambaréné, etc.).

Montage financier complexe

Pour les autorités gabonaises, ce chantier constitue un levier majeur de développement, dans un contexte où les difficultés d’approvisionnement en eau restent une préoccupation importante.

La réussite du projet dépendra désormais de la capacité des acteurs à accélérer les investissements et à garantir des résultats concrets pour les usagers.

Selon les informations de notre confrère Jeune Afrique, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, s’est entretenu avec son homologue français, Roland Lescure pour accélérer le montage financier capable de donner vie au projet.

Nouvel endettement

La réunion a eu lieu le 21 juillet 2026, à Bercy, pendant la visite d’État du président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema (du 20 au 23 juillet), alors que la France est appelée à faciliter la mise en place d’un financement à taux préférentiel.

Libreville devrait s’endetter auprès de la Deutsche Bank à hauteur de 37 milliards de FCFA, avec une garantie de la Banque de France.

L’enjeu, pour Thierry Minko, était de convaincre ses partenaires en leur apportant les garanties financières nécessaires dans un contexte où les marges de manœuvre budgétaires gabonaises se resserrent et que la SEEG traine une dette de 140 milliards de FCFA.

 

 

 

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La Redaction

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