DIG / À travers son intervention au Forum africain de l’eau à N’Djamena, le 15 juillet 2026, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a placé l’accès universel à l’eau potable au rang de priorité nationale.
Son discours s’articule autour de trois axes : faire de l’eau un droit fondamental ; renforcer la gouvernance du secteur ; et mobiliser des partenariats pour financer les infrastructures.
« Disposer de ressources hydriques ne suffit pas sans une gouvernance solide, des infrastructures fiables et un financement adéquat », a-t-il notamment déclaré.
Des projets structurants ambitieux
Le défi est considérable. Si le Gabon dispose d’abondantes ressources en eau douce, une partie importante de la population continue de subir des coupures récurrentes ou un accès limité à l’eau potable, notamment dans le Grand Libreville et plusieurs villes de l’intérieur.
Pour inverser cette tendance, le gouvernement a lancé plusieurs projets structurants, dont le PIAEPAL, financé à hauteur de 68 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement, ainsi que d’autres investissements destinés à moderniser les réseaux de production et de distribution.
Le contrat de partenariat sur 5 ans signé avec le Français Suez en constitue la pierre angulaire.
Trois préalables et pas des moindres
Cet horizon est-il atteignable ? Oui, mais à trois conditions : maintenir les investissements sur plusieurs années, accélérer l’exécution des chantiers et améliorer durablement la gouvernance du secteur, notamment la performance des opérateurs chargés de la distribution.
Les ressources existent, les financements commencent à suivre et la volonté politique est affichée.
La véritable réussite se mesurera, toutefois, moins aux annonces qu’à un indicateur simple : la capacité des ménages gabonais à bénéficier, au quotidien, d’un accès continu à une eau potable de qualité.



